Guinée
- Superficie: 245 857 km²
- Capitale: Conakry
- Population: 9 467 866(juillet 2005 est)
- Fête nationale : 2 octobre
- Monnaie : Guinean franc (GNF)
- Langues: French, each ethnic group has its own language
Gouvernement
Ministère de l’Emploi et de la Fonction Publique
Ministre : Madame Pierrette Tolno
Tel : (224) 41 29 49
Tel (secrétariat) : (224) 45 36 08
Fax : (224) 41 34 77
Fax direct : (224) 45 16 16
Directeur National de l’Emploi et des Lois Sociales : M. Nounkouman Diallo
Adresse : BP 3999, Conakry, Guinée
Tel : (224) 41 27 57
Fax : (224) 41 34 77
Ministère des Affaires Sociales, de la Promotion Féminine et de l’Enfance
Ministre : Mme Mariama Bruce Aribot
Fax : (224) 45 35 18
Directeur, Caisse Nationale de Sécurité Sociale : M. El Hadj Saïdou Diallo
Adresse : Quartier Koséwondy, Conakry, Guinée
Tel (Bureau) : (224) 43 05 36
Fax : (224) 41 21 15
Ministère de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et de la Sécurité
Tel/Fax : (224) 45 45 06
Organisation des employeurs
Conseil National du Patronat Guinéen (CNP-Guinée)
Président : M. Mamadou Sylla
Adresse : Avenue de la République
BP 6403, Conakry
Tel :(224) 43 37 26
Contact M. Dabo (224) 11 25 68 98
Mail :; msylla@leland.gn.org
Organisation des travailleurs
1/ Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée (CNTG)
Secrétaire Général :; Mme Rabiatou Serah DIALLO
Adresse : BP 237, Conakry
Tel : (224) 45 36 35 - 43 10 34
Fax :(224) 41 50 44
2/ Union Générale des Travailleurs de Guinée (UGTG)
M. Mamadou Mara
Adresse : BP 4498, Conakry
3/ Organisation Nationale des Syndicats Libres de Guinée (ONSLG)
Secrétaire Général : M. Yamadou Touré
Adresse : BP 4033, Conakry
Tel/Fax : (224) 41 52 17
4/ Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG-CISL)
Secrétaire Général : M. Ibrahima Fofana
Adresse : BP 1514, Conakry
Tel : Bureau (224) 41 17 41/46 /45 60 00
Fax : (224) 41 25 65
5/ Syndicat Indépendant des Forces Ouvrières de Guinée (SIFOG)
Président : M. Idrissa Diawara
Adresse : BP 1535, Conakry
6/ Union Démocratique des Travailleurs de Guinée (UDTG)
Secrétaire Général : M. Abdoulaye Baldé
Adresse : BP 5117, Conakry
Présentation du pays
Etat côtier d’Afrique de l’Ouest de 245 860 km2 avec une population estimée à 9 millions d’habitants (chiffre de 2003), La Guinée est limitée au nord-ouest par la Guinée-Bissau, au nord par le Sénégal et le Mali, au sud-est par la Côte d’Ivoire, au sud par la Libéria et la Sierra Leone.
La République de Guinée est un Etat indépendant depuis le 2 octobre 1958 et est dotée d’un régime présidentiel depuis 1991. Le Président de la République est élu au suffrage universel direct et pour un mandat de 5 ans renouvelable. Le Président de la République de la Guinée est actuellement Monsieur Lansana Conté.
Possédant un gros potentiel minier la Guinée se situe au deuxième rang pour la production de bauxite. Les diamants et l’alumine constituent les autres productions minières importantes du pays.
La Guinée se situe dans la catégorie des pays les moins avancés (PMA) avec un produit national brut (PNB) de 3,5 milliards de dollars soit un PNB par habitant de 556 dollars.
Plus de 44% de la population a moins de 15 et la situation générale de précarité, qui prévaut dans le pays, n’est guère rassurante pour cette jeunesse en matière d’emploi.
Situation politique, économique et sociale
Au plan politique, la situation s’est fortement détériorée avec la maladie du Chef depuis de très nombreux mois. Depuis l’instauration du multipartisme en 1992, les élections successives tant présidentielles que législatives ont fait l’objet soit de boycott ou de fortes contestations, cependant les dernières élections communales ont enregistré la participation des partis d’opposition.
La situation sociale peut être qualifiée de précaire avec la dégradation du pouvoir d’achat des travailleurs et du niveau de vie général des populations qui ont pour cause la hausse importante des prix des denrées de première nécessité. Cette dégradation a donné lieu à des manifestations contre la vie chère et à une grève générale de cinq jours déclenchée par les syndicats de travailleurs et qui a été largement suivie.
Sur le plan économique et financier, les relations de la Guinée avec les institutions de Bretton Woods ne sont pas excellentes, l’Union européenne a réduit considérablement ses subventions à l’Etat guinéen. En outre, la monnaie guinéenne (le franc guinéen) s’est fortement dépréciée conduisant à une situation de crise au niveau des finances publiques, et enfin les recettes d’exportation notamment celles du diamant ont connu une baisse importante.
Au regard de la situation décrite plus haut, il n’est pas étonnant que le chômage, notamment chez les jeunes et les femmes, ait atteint un niveau très élevé. Pour illustrer cet état de fait, il apparaît, selon une étude publiée en 2002, que 58,7% de la population de la capitale Conakry n’exercent aucune activité professionnelle. Ainsi, ce sont, selon les conclusions de la même étude, environ 11.897 jeunes diplômés dont 3.536 filles que le système guinéen de formation a mis sur le marché de l’emploi ces dernières années. Sur la même période, l’Agence guinéenne pour la promotion de l’emploi (AGUIPE) n’a pu trouver des emplois que pour 1.000 personnes sur un total de plus de 3.000 demandeurs officiellement déclarés et enregistrés. Aussi, il n’est pas étonnant de constater que la majeure partie de la population a trouvé refuge dans le secteur de l’économie informelle qui grossit de plus en plus, mais qui n’apporte aucune garantie de sécurité quant à l’avenir de cette frange importante de la population.
C’est conscient de ce tableau peu reluisant que la Guinée, éligible à l’initiative PPTE (Pays Pauvre Très Endetté) a inscrit l’emploi au coeur de la Stratégie nationale de réduction de la pauvreté en janvier 2002. Cette stratégie a introduit un certain nombre de réformes dans le sens de la déconcentration, de la décentralisation de la gestion publique, de l’amélioration de la transparence et le renforcement du contrôle. Parmi ces réformes, on peut noter entre autres :
- l’adoption d’une nouvelle nomenclature budgétaire,
- l’élaboration du budget sur la base des objectifs prioritaires de la Stratégie Nationale de Réduction de la Pauvreté,
- le transfert de certaines compétences en faveur des régions,
- la renforcement de la transparence dans la gestion des ressources publiques,
- la réorganisation de la Direction nationale du Trésor (DTN).
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- Sur la base de cette Stratégie nationale de réduction de la pauvreté, les autorités guinéennes ont essayé d’apporter des réponses immédiates en prévoyant dans le budget 2003 le recrutement de 3.790 agents permanents et 3.679 agents contractuels.
D’autres actions inscrites au budget 2003 et évaluées à 11,8 milliards de francs guinéens portent sur la création d’emploi et la réduction de la pauvreté. Ce sont :
- l’alphabétisation des femmes : 2,3 milliards
- l’appui aux activités économiques des femmes : 2,25 milliards
- soutien aux activités des jeunes et à la promotion de l’emploi : 3 milliards
- poursuite du programme de l’ACETIP : 2 milliards.
Il y a lieu de signaler que, déjà en 2002, on a pu noter les premières réalisations qui ont vu le jour et ont eu une incidence positive sur la création d’emplois. Les secteurs concernés sont les suivants :
- Le Secteur de l’Education : le nombre de salles de classes est passé de 20.043 à 23.655 et 2.400 nouveaux enseignants ont été recrutés ;
- Le Secteur de la Santé : 13 centres de santé et 113 postes de santé ont été crées et la construction et la mise en fonction d’un centre de dialyse ;
- Le Secteur rural : création de 1.436 points d’eau dont 707 forages, entretien de 2.577 km de pistes et réalisation de 711 ml d’ouvrages de franchissement.
A plus long terme et toujours dans le souci de faire face à la crise de l’emploi et de lutter contre la pauvreté, les autorités guinéennes ont initié l’élaboration d’un Document Cadre de Politique Nationale de Promotion de l’Emploi en 2003. Ce document cadre s’est fixé comme objectif de lutter contre la pauvreté et de définir les contours d’une action d’élargissement de l’emploi ; il s’inscrit de ce fait dans le cadre de la mise en œuvre des orientations du Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté (DSRP).
A ce titre, quatre voies de sortie ont été identifiées :
- la formation professionnelle et technique qui doit nécessairement être en adéquation avec les besoins du marché ;
- la promotion des petites et moyennes entreprises qui constituent l’essentiel du tissu économique de la Guinée ;
- la promotion de l’utilisation des techniques HIMO (Haute Intensité de Main d’œuvre) qui ont l’avantage de procurer des emplois, de distribuer des ressources aux plus démunis et d’améliorer le cadre de vie des populations ;
- l’amélioration des conditions d’accès des femmes et des jeunes à l’emploi notamment en menant des actions d’identification et d’appui aux filières et métiers porteurs.
Coopération technique et lutte contre la pauvreté
Il convient de noter, en introduisant cette partie, que l’élaboration du Document Cadre de Politique Nationale de Promotion de l’Emploi a été possible grâce au concours financier du PNUD et à l’appui technique du Bureau Sous Régional de l’OIT pour le Sahel à Dakar. Le document cadre, qui prône une approche large, globale et active de la politique de l’emploi, a été validé en septembre 2003 par un atelier du Comité de Pilotage de la Politique de l’Emploi.
Suite à l’adoption du Document Cadre de Politique Nationale de Promotion de l’Emploi, un plan d’action a été adopté les 10, 11 et 12 mars 2004 au cours d’un atelier en vue de la mise en œuvre de la Politique Nationale de Promotion de l’Emploi. Ce plan d’action, tout en proposant une démarche et des actions pour traduire dans les faits les objectifs et axes d’intervention définis dans le Document Cadre, détermine une base pour la mobilisation des ressources nécessaires à la mise en œuvre de la politique de l’emploi. Ajoutons que l’atelier qui a validé le plan d’action a approuvé la proposition relative à la mise en place d’un conseil national de concertation sur l’emploi qui devra être composé de tous les partenaires sociaux.
L’atelier a proposé également l’élargissement du Comité de pilotage à tous les intervenants dans le domaine de l’emploi et la mise en place d’une cellule technique assurant le rôle de secrétariat exécutif pour la mise en œuvre du plan d’action.
Enfin, l’atelier a recommandé de procéder à une évaluation du dispositif institutionnel existant, chargé de la promotion de l’emploi en Guinée.
En ce qui concerne la protection sociale qui est un des éléments constitutifs du travail décent, le Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté établit un constat amer et note que moins de 2% de la population bénéficient d’une couverture sociale en insistant sur la très grande précarité des conditions de vie de certains groupes défavorisés. Aussi, il est préconisé la définition d’une politique de protection sociale assortie d’un programme d’extension progressive d’une couverture sociale adaptée aux besoins et priorités des populations. Dans ce sens, le Programme STEP (Stratégies et Technique de lutte contre l’exclusion et la pauvreté) pourrait s’avérer utile.
Dans le même ordre d’idées et dans le souci d’adapter le fonctionnement de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) de Guineé, le BIT a appuyé la réalisation d’une étude actuarielle de la Caisse. Cette étude a été suivie d’une autre étude sur la réforme de la CNSS.
Les conclusions et recommandations de ces deux études ont permis au Conseil d’Administration de la CNSS d’élaborer un mémorandum en vue de la modernisation de la CNSS et de l’amélioration des prestations de cette Caisse. Ce mémorandum est venu enrichir le Plan d’Action 2004-2010 du Ministère des Affaires Sociales, de la Promotion Féminine et de l’Enfance pour lequel ministère la lutte contre la pauvreté demeure un axe prioritaire.
S’agissant du Conseil National du Patronat de Guinée (CNP- Guinée), le BIT a appuyé en 2002 la réalisation d’une étude socio-économique sur l’entreprenariat féminin en Guinée. Les conclusions de cette étude ont fait ressortir la très grande précarité des femmes entrepreneurs en Guinée notamment celles du secteur informel. Sur la base de ces conclusions le BIT a apporté un appui technique et financier pour l’élaboration d’un plan d’action pour la promotion de l’entreprenariat féminin en Guinée.
La réunion de restitution et de validation de cette étude a préconisé l’élaboration d’un plan d’action pour la mise en œuvre des conclusions de l’étude et sollicité l’appui technique et financier du BIT pour sa réalisation. Le BIT a déjà fait part au Patronat de sa disponibilité pour la confection de ce plan d’action et pour ce faire a également identifié les ressources financières nécessaires.
En 2002, le BIT a organisé un atelier de renforcement des capacités des organisations de travailleurs dans le processus d’élaboration, de mise en œuvre, de suivi et d’évaluation des stratégies de réduction de la pauvreté.
Cet atelier a permis aux participants de se familiariser avec le concept de travail décent mais aussi avec la signification et la portée des programmes de stratégie de réduction de la pauvreté (PSRP) et surtout de mettre en exergue l’appui que le BIT peut apporter dans l’élaboration des PSRP.
En matière d’HIMO (Haute Intensité de Main d’Oeuvre), le BIT a réalisé une brochure sur les expériences et les impacts de l’utilisation des techniques à Haute Intensité de main d’oeuvre et la promotion des petites et moyennes. Le BIT espère avoir la possibilité d’entreprendre d’autres actions en Guinée notamment dans les activités du Programme de Développement Urbain devant être initié par la Banque Mondiale.
Leçons tirées de la coopération passée et récente :
La coopération du BIT avec la Guinée a enregistré quelques résultats encourageants notamment dans l’appui apporté dans le domaine de la protection sociale où le principal bénéficiaire se trouve être la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) de Guinée dont la situation générale s’est nettement améliorée.
Il en est de même de notre contribution aux activités du Conseil National du Patronat de Guinée (CNP- Guinée) qui a permis à cette organisation de se doter d’une organisation adéquate et de disposer d’informations récentes sur les entreprises en Guinée et en particulier sur l’entreprenariat féminin que le BIT s’est engagé à promouvoir. D’autres actions significatives sont à noter particulièrement dans l’appui apporté à l’élaboration de la politique nationale de l’emploi et au secteur de l’artisanat.
Notre coopération avec la Guinée a été d’un bon niveau et s’est déroulée de façon régulière, cependant, il faut signaler que la constance de nos relations avec la Guinée a exigé du BIT de gros efforts de suivi, ce qui, à notre avis, n’a pas toujours été le cas de la partie guinéenne dont l’engagement mérite d’être renforcé. Aussi, il est attendu des partenaires guinéens une plus grande célérité dans la mise en œuvre des actions identifiées.
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