Mali : 90ème anniversaire de l’Organisation internationale
du Travail
"Dialogue social et renouveau
de l'action publique"
90è anniversaire de l'OIT : LA JUSTICE SOCIALE,
UNE VALEUR FONDAMENTALE
29/04/2009 00:07:00 l'essor
L'agenda du travail décent fixe quatre objectifs qui sont
"indissociables, interdépendants et se renforcent mutuellement"
pour garantir une mondialisation équitable
Notre pays, à l'instar des 182 autres membres de l'Organisation
internationale du travail (OIT), a célébré
lundi, le 90è anniversaire de l'organisme spécialisé
des Nations unies. La cérémonie commémorative
s'est déroulée à l'hôtel Salam sous la
présidence du ministre du Travail, de la Fonction publique
et de la Reforme de l'État, Abdoul Wahab Berthé, qui
avait à ses côtés ses homologues du Développement
social, de la Solidarité et des Personnes âgées,
de la Promotion de la Femme de l'Enfant et de la Famille ainsi que
les représentants du PNUD, du Patronat, de l'OIT, de l'UNTM
et de la CSTM.
Pour François Mourangira, le directeur du Bureau sous-régional
de l’OIT pour le Sahel et l'Afrique occidentale, ces commémorations
sont une occasion de rapprocher les membres de l'organisation mais
aussi de se pencher sur un passé prestigieux qui a valu à
l'OIT de se voir décerner le Prix Nobel de la Paix en 1969,
mais surtout de se tourner vers l'avenir qui lance de nombreux défis.
"En effet, constatera François Mourangira, l'OIT célèbre
son 90è anniversaire en pleine période de crise financière,
économique et d'emploi, une crise qui souligne comme à
dessein l'importance de la justice sociale comme valeur fondamentale
et indispensable."
Le ministre Abdoul Wahab Berthé a assuré que la promotion
du travail décent pour un développement durable, est
un des fondements de la politique économique et sociale du
gouvernement du Mali. Pour conforter ses dires, il a rappelé
que les pouvoirs publics avait décidé d'intégrer
le concept du "travail décent" dans toutes leurs
politiques et programmes, conformément à la Déclaration
du sommet extraordinaire des chefs d'État et de gouvernement
de l'Union africaine qui s'est tenu à Ouagadougou en septembre
2004.
Abdoul Wahab Berthé a préconisé des mesures
plus vigoureuses pour lutter contre le travail des enfants, le chômage
et le sous-emploi des jeunes, des problèmes dont la portée
et l'ampleur risquent d'hypothéquer durablement le développement
national.
Le Mali dans le domaine normatif, a-t-il souligné, a ratifié
au total trente conventions internationales du travail dont huit
sont considérées comme fondamentales par l'OIT. Ainsi,
dans le domaine de la protection sociale, notre pays a entrepris
un processus de modernisation et d'extension de la sécurité
sociale qui s'est concrétisé par l'adoption récente
par le gouvernement de projets de loi instituant l'assurance maladie
obligatoire et le fonds d'assistance médicale pour les indigents.
Le représentant de l'OIT, François Mourangira, a relevé
que le BIT et le Mali ont travaillé ensemble pour soustraire
des milliers d'enfants aux pires formes de travail des enfants.
Le Bureau international du travail, rappellera t-il, est présent
au Mali à travers 9 projets de coopération technique
qui couvrent la totalité des quatre axes stratégiques
du travail décent : normes, emploi, protection sociale et
dialogue social.
Evoquant les quatre objectifs de l'agenda du travail décent,
le représentant de l'OIT a rappelé qu'en juin 2008,
les pays membres de l'organisation ont adopté une déclaration
sur la justice sociale pour une mondialisation équitable
qui affirme le rôle de "l'Agenda du travail décent"
dans le contexte de la mondialisation. En outre, ils ont défini
une vision et un programme pratique destinés à promouvoir
la justice sociale dans le monde du travail. L'agenda du travail
décent comporte quatre objectifs qui sont "indissociables,
interdépendants et se renforcent mutuellement" : promouvoir
le respect des principes et des droits fondamentaux au travail ;
promouvoir l'emploi et la création d'entreprise ; étendre
la protection sociale à tous ; renforcer le dialogue social
ainsi que des questions transversales comme l'égalité
entre hommes et femmes et le développement.
Un système de valeurs est ainsi fourni à l'économie
mondiale qui permet de faire respecter la dignité du travail
et les exigences du processus de production.
Adama DIARRA
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